Nombre total de pages vues

lundi 19 novembre 2007

Marrakech, Le Palais El Badia

Ce grand palais édifié par le sultan saadien Ahmed al Mansour (1578-1603) pour commémorer sa victoire sur l’armée portugaise de 1578…
Le Palais Badia était destiné aux fêtes et aux audiences solennelles pendants les quelles le souverain pouvait montrer son faste, d’où son nom, Badia signifiant « l’Incomparable ».
Pour sa construction et sa décoration, des ouvriers étaient venus de tout le Maghreb et même d’Europe. Marbres d’Italie, onyx de toutes les couleurs, mosaïques, stucs, revêtements de feuille d’or décoraient murs et plafonds…et ceci dans 360 salles !!!
Mais, un siècle plus tard, le sultan Alaouite Moulay
Rachid, prit d’assaut Marrakech et… fit détruire le palais El-Badia ; son successeur, Moulay Ismail, entreprit de raser ce qui en restait, en détournant au passage les ors et les marbres qu’il fit transporter à Mekhnès, pour décorer son nouveau palais…
Il n’en reste aujourd’hui que le mur d’enceinte de la grande cour intérieure, transformée en orangeraie, où viennent se poser les cigognes et où se déroule chaque année le Festival National des Arts Populaires…

lundi 22 octobre 2007

Marrakech, le Golf Royal

Créé en 1923, par le pacha de Marrakech, le Royal Golf est l'un des plus anciens du Maroc. Parcours préféré de sa Majesté Hassan II, d’illustres joueurs en ont fait également sa renommée : Winston Churchill, David Lloyd George, Ike Eisenhower…
Les fairways sont de larges tapis de verdure encadrés de rangées d’arbres où abondent cyprès, eucalyptus, palmiers, oliviers, orangers, abricotiers et autres essences odorantes.
Les nombreux bunkers sont idéalement placés tout au long du parcours, pour vous attirer sournoisement et défendre avec brio de larges greens ondulés.
Redoublez de vigilance au trou numéro 15, un par 3 spectaculaire, surnommé « Les Seins de Brigitte Bardot » il est l’un des plus difficiles du parcours.

lundi 8 octobre 2007

Marrakech, la Mosquée de la Koutoubia



C’est le monument le plus célèbre de Marrakech et peut être même du Maroc, qui constitue une des merveilles de l’art et de l’architecture en Islam…
Erigée par les Almohades à la fin du XII ème siècle (1157), sur le site d’une mosquée Almoravide construite au siècle précédent, c’est un véritable chef-d’œuvre de l’art hispano-mauresque, qui fait l’orgueil de Marrakech depuis huit siècles. Son nom (koutoub signifie « livres » en arabe) est la seule trace du marché aux livres qui se tenait ici à l’époque.
Son minaret, aux proportions parfaites, s’élève à une hauteur de 77 m. Il est d’une beauté saisissante (il suscita toutes les jalousies
des sultans du Maghreb). Surmonté par un lanternon de 16m pourvu d’un dôme, qui supporte une flèche coiffée de quatre boules de cuivre.
De récents travaux de réfection de la façade extérieure et du minaret ont été effectués, de 1995 à 1998.

mardi 25 septembre 2007

Marrakech, la Koubba Almoravide


La Koubba Almoravide est l'unique témoin architectural de l’époque Almoravide...
Situé au cœur de la médina de Marrakech à coté de la mosquée Ben Youssef, La Koubba était jusqu’en 1948 ensevelit, et c’est à la suite de fouilles archéologiques qu’elle a été découverte.
La Koubba Almoravide qui dépendait d’une mosquée proche était destiné aux ablutions. Ce monument se présente sous forme d’une somptueuse coupole édifiée au dessus d’un bassin rectangulaire que ceinturent les vestiges de petites cellules qui faisaient office de latrines.

vendredi 7 septembre 2007

Ouirgane, histoire de Tinmel


Tinmel constitue un des sites majeurs de l’histoire médiévale du Maroc.
C’est de cette petite bourgade berbère de la Vallée du Neffis, que sont partis les conquérants Almohades, conduits par leur guide spirituel Mahdi ibn Toumert puis par Abd al-Moumen Ibn Ali, pour former le plus grand empire que la Méditerranée occidentale ait connu depuis celui de Rome.
Cette ascension politique permit à Tinmel de devenir en cette seconde moitié du XIIèmes la véritable capitale spirituelle de l’empire et aussi la construction de la grande mosquée, d’une résidence royale qui abritait les souverains Almohades durant leurs traditionnelles visites pieuses au mausolée du vénéré Mahdi Ibn Toumert.
La chevauchée dura près de vingt ans et finit par la chute de la dynastie Almoravide et la prise de leur capitale Marrakech en 1147 J.C.
Après le déclin de la dynastie, Tinmel redevenait ce qu’elle fut avant cette épopée : une simple bourgade au milieu du Haut Atlas.

mardi 4 septembre 2007

Marrakech, la place Jemma el Fna

La place Jemaa El Fna ou Jamaa El Fna est située au cœur de la médina de Marrakech, inscrite en 2001 sur la liste du patrimoine mondiale de l’UNESCO. Véritable carrefour culturel, les habitants et les visiteurs l’utilisent comme lieu central de rendez-vous.
A l’origine c’est ici que l’on décapitait les criminels, que l’on exposait publiquement, d’où son nom actuel (qui signifie « l’Assemblée des Morts » ou « la Réunion des Trépassés » ou encore « la Place du Néant »)…

Véritable carrefour initiatique de Marrakech, toute la journée vous y trouvez, conteurs, acrobates, danseurs, montreurs d’animaux, charmeurs de serpent, dresseurs de singes, tatoueurs au henné et bien sur les célèbres vendeurs de jus d’orange…

Bien qu’animée à toute heure,
la place vit pleinement à la tombée du jour. Endroit étrange, où règne une atmosphère de places du Moyen Age et de mystère. Tous les soirs vers 18h d’innombrables étals de nourriture prennent place : Escargots bouillies, grillade de viande ou poissons….

jeudi 5 juillet 2007

Marrakech, La Ménara


Un élégant pavillon aux tuiles vertes se reflétant dans l’eau d’un immense bassin, avec en arrière-plan, les montagnes de l’Atlas : l’une des images symboles de Marrakech.


Le grand bassin central fut creusé au XIIème siècle par les Almohades : il était destiné à stocker l’eau de pluie ainsi que celle en provenance des montagnes proches (drainée grâce au système des « khettaras »). Ses jardins, une immense oliveraie ceinte d’un mur de pisé, s’étendent sur une centaine d’hectares.
Le pavillon, d’origine Saadienne, fut construit vers 1866 sous le règne du sultan Sidi Mohamed ben Abdallah.